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Plus il y a de variété, mieux c’est.

Plus il y a de variété, mieux c’est.

Le moins que l’on puisse dire à propos de Jürgen Rysselaere est qu’il voue une véritable passion à la nourriture et à son métier. Ce mille-pattes de la gastronomie réalise des démonstrations culinaires lors de salons, cuisine au domicile de ses clients, agrémente des réceptions et assure le service traiteur pour le compte d’entreprises... Plus c’est varié, plus il aime.

Pourquoi le concept du food-sharing a-t-il tellement le vent en poupe, selon vous ?

Je remarque que les repas traditionnels, où l’on passe des heures à table à attendre les différents services, ont tendance à disparaître. Surtout chez les jeunes. Ils échangent avec leurs hôtes en toute décontraction et se tournent systématiquement vers des plats moins chronophages et faciles à préparer. Tout le monde veut pouvoir goûter à tout : pour le traiteur et l’hôte, c’est l’idéal pour laisser libre cours à sa créativité. Sans compter que les plats à partager se laissent dévorer des yeux. C’est d’ailleurs toujours ce que l’on fait principalement autour d’une table.

Cette tendance du food-sharing se prête-t-elle aussi à l’automne et à la fin de l’année ?

Bien sûr ! Nous avons lancé l’idée l’an dernier et le succès était au rendez-vous. Nous avions notamment présenté un bol apéritif avec un pain salé et 4-5 dips différents. Il a eu l’effet d’un aimant sur les convives ! Je pense que, moyennant une petite dose de créativité, le concept du food-sharing se prête à n’importe quelle saison.

Nous utilisons beaucoup de produits locaux et nos clients apprécient tout particulièrement.

Comment abordez-vous l’automne et la période des fêtes de fin d’année ?

Nous cherchons toujours le juste milieu pour apporter une touche de modernité aux plats classiques. Mais nous veillons aussi à ce que cela soit réalisable pour les clients et que le plat reste esthétique quand ils devront le réchauffer. Prenons par exemple un filet de dinde avec une farce originale. Ce plat plaira tant aux personnes en quête de nouveautés qu’aux amateurs d’une cuisine plus traditionnelle. De plus, cet automne, nous mettrons l’accent sur une variété de tapas hivernales.

Conseillez-vous vos clients dans le choix de la sauce pour accompagner leurs plats ?

Nous utilisons beaucoup de produits locaux et nos clients apprécient tout particulièrement. L’une de nos suggestions est, par exemple, une sauce pour gibier au cuberdon. Elle stimule l’imagination des convives qui sont rapidement tentés de la goûter. Bien entendu, nous tenons aussi compte des envies spécifiques du client (régime, allergies, plats classiques, etc.). Nous accédons à leurs demandes avec plaisir. Nous remettons d’ailleurs toujours une fiche à nos clients pour leur expliquer comment préparer tout ce que nous leur fournissons.

Vous servez-vous des réseaux sociaux pour toucher votre public ?

Les réseaux sociaux sont indispensables pour moi. Facebook, bien entendu, mais dans mon cas, c’est Instagram qui attire le plus de public. Ce média joue sur le visuel : l’idéal pour un traiteur comme moi. Plus d’info sur www.instagram.com/jurgenkookt/

Quelles sont les grandes tendances de demain pour les traiteurs ?

Deux choses ont le vent en poupe pour le moment. Tout d’abord, les cocktails. Vous entendrez dire que le Gin Tonic a fait son temps, mais en pratique, ce n’est pas le cas du tout. Je pense qu’il génère toujours une marge intéressante.

Une deuxième tendance qui, chez moi, fait de plus en plus d’adeptes, est la présence de food corners à des mariages et autres événement. Parfaits pour proposer du classique dans un coin et des tendances plus exotiques dans un autre, comme de la cuisine indienne. Grâce à ces food corners, les invités profitent de leur soirée de manière beaucoup plus détendue. Ils peuvent bavarder avec tout le monde et goûter et découvrir de nouvelles saveurs. Et ça nous permet, à nous, de faire montre de toute notre créativité.