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Président de l’organisation de chasseurs « Royal Saint-Hubert Club de Belgique », Benoît Petit est un véritable spécialiste du gibier. Son association défend et fait valoir les intérêts du secteur belge de la chasse. Il est par exemple un fervent défenseur de la chasse durable.  
 

Quelle est, à vos yeux, l’espèce de gibier la plus intéressante à chasser ?

« Je n’ai pas vraiment de préférence. Ce qui rend la chasse si captivante, c’est la recherche de l’animal. Soit on achasse en groupe et en battue et on attend le moment propice pour tirer, soit on chasse à l’affût et à l’approche, soit on chasse à la botte, avec son chien en parcourant bois et champs. À ce moment-là, en tant qu’être humain, on est dépendant de l’instinct et de l’odorat d’un animal qui en recherche un autre. »

Comment faites-vous rimer chasse avec durabilité et respect de l’animal ? 

« En tant que défenseur de la nature, le chasseur qui gère un territoire de chasse prend soin de la faune et de la flore en essayant de maintenir et améliorer les conditions d’accueil du gibier. Trop peu de gens savent que le fait de tuer un animal ne représente qu’une infime partie de notre activité. »

Quelle est l’évolution la plus importante dans le domaine de la chasse ?

« Beaucoup de choses ont changé au cours des 3 dernières décennies. Pour pouvoir chasser, il faut désormais passer un examen obligatoire (théorique et pratique) imposé par la législation européenne. Il sert à évaluer vos connaissances sur les lois de la chasse, les armes et la biologie des espèces animales sans oublier un accent très fort qui est mis sur l’apprentissage de la sécurité à la chasse. Ce dernier aspect est décisif : faites une erreur par rapport à une consigne de sécurité et vous êtes exclu de l’examen.»

En tant que défenseur de la nature, le chasseur qui gère un territoire de chasse prend soin de la faune et de la flore en essayant de maintenir et améliorer les conditions d’accueil du gibier.



Comment expliquez-vous le goût prononcé du gibier ? 

« Le lièvre, par exemple, est un animal qui se nourrit, de nature, d’une grande diversité de fruits, de plantes et de betteraves sucrières. Des caractéristiques typiques que l’on retrouve dans sa viande. Après avoir tué du petit gibier, on lui laisse le temps de se corrompre pour qu’il développe un goût supplémentaire. C’est la principale différence avec la viande qui est directement expédiée vers l’abattoir pour y être transformée. »

Quelle est votre préparation préférée à base de gibier ?

« La bécasse est particulièrement goûteuse. Mais je ne résiste pas non plus à un râble de lièvre. Ce sont évidemment des préférences personnelles : je conseillerais à tous ceux qui veulent se familiariser aux saveurs puissantes du gibier de commencer par une viande accessible au goût modéré, comme la biche. »