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Depuis 1958, le magasin à la ferme Minoodt est la référence pour les chicons de pleine terre. Le fils de Monique, la propriétaire, reprendra bientôt les rênes de l’établissement. Ingénieur civil, il entend assurer l’avenir de ce légume de saison belge pour les générations à venir.
 

Comment avez-vous lancé votre entreprise ? 

« Les membres de notre famille étaient cultivateurs fruitiers de fruits de saison (prunes, cerises et pommes). Ils cultivaient aussi des pommes de terre et des chicons sur le côté. Nous avons renoncé à la culture des fruits au moment de la reprise et nous avons finalement ajouté les poireaux à notre production.

Les chicons sont une fierté nationale. Pourquoi avez-vous décidé, à l’époque, de faire de ce légume votre pain quotidien ? 

« Le chicon de pleine terre est un produit pur que l’on trouve actuellement de moins en moins facilement. Le fait que nos clients viennent parfois de très loin pour nos chicons est vraiment la récompense de notre travail : on sait pourquoi on y met autant de cœur. »

À quoi voit-on que l’on a affaire à un chicon de qualité ? 

« Le pied du chicon doit être blanc. Une coloration brunâtre ne fait aucun doute : ce n’est pas un chicon frais que vous tenez en main. Plus le pied est foncé, plus le chicon est vieux. Nous recouvrons nos chicons d’un papier bleu pour éviter la coloration due à l’exposition à la lumière et à l’air. Nous entreposons nos caisses de chicons dans un environnement sombre. Ça aide à préserver leur couleur immaculée. »

Le fait que nos clients viennent parfois de très loin pour nos chicons est vraiment la récompense de notre travail : on sait pourquoi on y met autant de cœur.



En quoi votre processus de production diffère-t-il de celui des cultivateurs industriels ? 

« Nous ne sommes pas en mesure de produire de grandes quantités, car nous dépendons dans une large mesure du travail manuel, dans le respect des principes traditionnels. Pour être honnête avec vous, notre chaîne courte et transparente n’a pas que des avantages. Certains partenaires aimeraient passer à une échelle supérieure, mais nos quantités ne suffisent pas à permettre des ventes à grande échelle. »

Pourquoi est-il difficile, pour le consommateur, de choisir systématiquement des fournisseurs locaux ? 

« L’offre des supermarchés est, en fait, excédentaire. Les gens s’y perdent. Ils ne savent plus non plus ce que signifie produit du terroir ou de saison. Avant, on prenait le temps de faire ses emplettes chez plusieurs fournisseurs et commerces spécialisés. Mais les jeunes familles d’aujourd’hui manquent de temps. Elles font donc tous leurs achats dans un point central. J’ai bon espoir que la nouvelle génération renversera la vapeur et s’intéressera à nouveau à un commerce juste et local. »